production 

désir
© 1997 gabriel yacoub

tu ne pourras mesurer ton désir que par le temps qui passe
entre les fois où tu bois à cette source-là
tu ne pourras mesurer ton désir

jeunes filles limpides à la nuque parfaite
rêves clandestins
la passion n'est que doute printemps à bout de main
trop douce pour être loin

les bourdons en été et le plomb de leurs ailes
la chaleur de la nuit
et au creux du jardin guerre de parfum
de rose et chèvrefeuille

le calendrier, les minutes et les heures
s'écoulent doucement
la rivière l'absence la rivière et l'automne
les arbres effeuillés

et quand la nuit s'empare de mes pensées secrètes
de mes amours d'enfant
mes statues en hiver au bord de la colline
la neige la beauté

tu ne pourras mesurer ton désir que par le temps qui passe
entre les fois où tu bois à cette source-là
tu ne pourras mesurer ton désir
qu'au nombre des coups dans ton coeur
la durée de l'attente

et tu ne garderas que l'or de la mémoire
de ceux qui t'aiment trop
des autres pas assez à vivre près de la mer
on devient crustacé
 
le temps reste la seule échelle permettant de mesurer l'expression du désir [pierre lartigue]
quatre saisons pour une année symbole d’une vie
une bonne amie berrichonne m’a renseigné sur cette vertu admirable que possèdent certaines fleurs à produire un parfum d’autant plus puissant qu’elles se trouvent près d’une autre essence, odorante elle-aussi, ceci dans le but d’attirer plus sûrement les insectes qui permettront leur fécondation
en termes de séduction et de désir, ce comportement est somme toute assez proche de celui des humains

figure aussi sur babel, the simple things we said

[accordage DGDGCD]
 
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